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L'histoire de la varicelle

Nous sommes au tout début de notre voyage.

Cela fait à peine deux ou trois jours que nous sommes arrivés en Afrique du Sud.

Un matin, au réveil, je remarque qu’Andrea commence à avoir de petites vésicules sur la peau. Elles le démangent un peu.

À midi, il y en a déjà beaucoup plus.

 

Je regarde de près pour m’assurer qu’il ne s’agit pas d’une piqûre d’araignée ou d’un insecte. Mais l’aspect des boutons, leur multiplication rapide et les démangeaisons ne laissent rapidement plus de doute : c’est la varicelle.

 

Andrea n’a que 4 ans. Je me dis que finalement, il sera immunisé et que ce sera fait.

Gérer la varicelle en voyage

 

J’arrive assez facilement à soulager ses démangeaisons.

Il est très sage et réussit à ne pas trop se gratter.

 

La situation demande quand même quelques adaptations :

- Nous sommes en été en Afrique du Sud alors que c’est l’hiver en France.

- L’exposition au soleil doit donc être encore plus surveillée.

- J’utilise une crème cicatrisante pour éviter les croûtes.

 

Finalement, il a de la chance : la poussée reste légère et très gérable.

 

Peut-on prendre l’avion après une varicelle ?

 

Dix jours plus tard, il est temps pour nous de repartir.

Andrea a encore quelques croûtes, mais plus aucune vésicule depuis plusieurs jours.

Il n’est donc plus contagieux.

 

               > Une personne atteinte de varicelle est contagieuse 24 à 48 heures avant l’apparition des boutons et pendant environ une semaine, jusqu’à ce que les vésicules soient sèches et forment une croûte.

 

Je tente quand même de me souvenir comment dire varicelle en anglais (mes souvenirs sont loin… merci Google Translate) :

“Chickenpox”.

 

Je me dis que cela pourrait servir si quelqu’un nous pose la question.

 

Notre retour avec escale à Istanbul

 

Notre retour prévoit une escale à Istanbul, mais nous restons avec la même compagnie : Turkish Airlines.

 

Premier vol : Le Cap → Istanbul

Rien à signaler.

Personne ne remarque quoi que ce soit.

Deuxième vol : Istanbul → Paris

Premier contrôle : RAS.

 

Lors de l’embarquement, Turkish Airlines est en retard.

Le steward est pressé : pas un regard, pas une question.

Nous montons dans l’avion.

Nous nous installons tranquillement à nos places.

 

Le moment où tout bascule

 

Trois minutes plus tard, une hôtesse de l’air passe à côté de nous et demande ce qu’a mon fils.

Je lui réponds :

 

> « Je comprends votre questionnement mais, étant professionnelle de santé, je vous confirme que c’est une varicelle. Les croûtes sont sèches, il n’est plus contagieux. »

 

Elle repart.

Deux minutes plus tard, ils reviennent à trois, dont le steward qui nous a laissé embarquer, et avec des masques.

Même question. Même réponse.

 

L’hôtesse explique alors à son collègue qu’il n’aurait pas dû nous laisser embarquer et que nous devons voir un médecin.

 

Je lui propose immédiatement une solution :

> Nous pouvons tout à fait faire examiner Andrea ici, avant le décollage, si cela peut rassurer l’équipage.

 

Mais elle insiste : nous devons descendre de l’avion.

 

Je tente de résister.

Je sais qu’il n’est plus contagieux et je n’aurais jamais pris le risque de contaminer des passagers dans un espace aussi confiné qu’un avion.

 

Le ton monte.

 

Finalement, Cédric capitule.

Nous descendons… sans nos bagages déjà en soute.

Le diagnostic du médecin de l’aéroport

 

À peine trois minutes après être sortis de l’avion, un médecin arrive.

Très agréable avec Andrea, il l’examine et me demande ce qu’il a.

Je lui réponds exactement la même chose que précédemment.

Il me regarde et confirme immédiatement :

> Andrea n’est pas contagieux.

 

Il rédige alors un document certifiant qu’il l’a examiné et que nous sommes autorisés à reprendre l’avion.

 

Je me retourne (un peu agacée) vers le steward pour lui demander si nous pouvons enfin remonter dans l’avion.

 

Sa réponse : « Oui… mais le prochain. Le vôtre est parti. »

 

À ce moment-là, même un Pikachu énervé aurait été moins fâchée que moi.

 

Six heures d’attente à l’aéroport

 

Le steward nous accompagne au guichet des billets Turkish Airlines, à l’autre bout de l’aéroport, pour réserver un autre vol (pris en charge par la compagnie).

 

Bonne nouvelle : un vol dans 2 heures.

Mauvaise nouvelle : il est complet.

 

Nous prendrons donc le suivant… 6 heures plus tard.

Le bilan de cette mésaventure

- 6 heures d’attente supplémentaires à l’aéroport (en plus de nos 4 heures d’escale)

- 80 € dépensés pour 2 menus + 2 Happy Meal dans un McDonald’s basique de l'aéroport

- Train Paris – Dijon manqué

- 4 nouveaux billets de train à racheter

 

Et malgré tout cela…

 

Le service client de Turkish Airlines n’a jamais voulu nous rembourser les billets de train.

 Ce que j’ai appris de cette expérience

 

Cette aventure m’aura au moins appris plusieurs choses importantes lorsque l’on voyage :

- Le personnel non naviguant réalisant l'embarquement doivent observer visuellement les passagers pour détecter d’éventuels problèmes de santé.

- Chaque aéroport possède une unité médicale.

- En cas de maladie potentiellement contagieuse, ou de doute sur votre état de santé, il est préférable de consulter l’unité médicale avant l’embarquement.

 

Cela peut éviter de vivre la même situation que nous : être débarqués de l’avion… 

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